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Retour MANA WANA




" Un mot.
Plus qu'un mot, une incantation. Une porte ouverte à toutes les rencontres, à tous les possibles. Formulation magique aux mille secrets, toujours à interpréter, toujours à réinventer. Infinie comme le Burkina, profonde comme son âme. Mana Wana... C'est une formule simple et chaleureuse : " Comment ça va ? ". Mot d'accueil, mot d'échange, porte ouverte vers l'autre. Invitation. Mana Wana... Pour un Burkinabé, ce mot change de sens au fil des rencontres. Expression vaste comme les savanes et unique parce qu'elle ne s'adresse qu'à la légende de celui qui la reçoit. Lui et lui seul. Mana Wana... C'est l'âme et le titre de ce livre qui s'adresse à chacun de ceux qui feront la démarche de tourner les pages. Eux et eux seuls. Mana Wana... C'est un chant, c'est une ondulation de l'Afrique. C'est une promesse. "





... Quelque chose qui se lit dans le regard autant que dans le cœur. Alors, bien sûr, il y a le folklore, les clichés. Depuis toujours, les voyageurs disent que les femmes y sont belles. Belles dans leur corps, dans la liberté qu’elles ont acquise d’en jouer. Dans leur façon de planter leur regard dans le vôtre pour aller y chercher l’insondable. Un regard à vous dépecer…



... Il existe mille nourritures… Les plus belles sont les nourritures de l’âme. De celles-là, le pays se goinfre, jusqu’à l’épuisement. Elles puisent leurs racines noueuses dans le cœur des hommes, dans leur sang. Elles n’ont plus d’âge. Elles ont toujours été là, à profusion. Cadeaux des dieux. Transmission des ancêtres. Ces nourritures-là sont insaisissables, elles ne poussent pas de la main de l’homme. Elles portent l’homme, l’emmènent jusqu’au secret de la vie. Elles ne le nourrissent pas, elles le font grandir...



... Dans les villages, la terre danse autour des enfants qui jouent à la balle. La terre aime jouer. Elle joue à casser le dos des hommes qui, du fond de leur tranchée, taillent des briques de latérite que les plus riches achèteront pour bâtir leur maison. Pour les autres, les briques de terre et d’eau façonnées jour après jour donneront aux murs des allures d’éternité. Elle joue à rendre fous ces chercheurs de chimère, poussière d’or qui se faufile dans les entrailles du sol, qui brise la chair et les rêves. Les trous qui burinent le sol au nord du Burkina sont autant de cicatrices dans les espoirs de ceux qui ont rêvé d’or.



....Ouaga est magie. Quand le jour laisse la place à l’obscurité. Quand le monde de la nuit s’empare des rues et des coeurs. Le bruit devient musique. Les cris se font complaintes. Les cabanes et les gourbis ressuscitent. La magie de cette ville, c’est sa capacité à changer la misère des existences en parcelles de bonheur et d’espérance. Comme si un souffle venu d’en haut réinventait la réalité au fur et à mesure que tombe la nuit. C’est dans l’obscurité, quand le jour et la nuit se confondent que Ouaga prend toute sa dimension. La capitale génère la métamorphose. Avec la nuit les personnages se réécrivent, les visages se redessinent, les vies se réinventent. Toute une réalité qui devient autre...


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